Viens, on fait la paix avec notre corps

« J’aime mon corps »

  Cette phrase te parait prétentieuse? égocentrique? Et pourtant, je n’ai pas honte de le dire: j’aime mon corps.

body_positivity-2

Cette phrase toute simple, il m’a fallu des années pour pouvoir la prononcer à haute voix, en me regardant dans un miroir, sans avoir envie de rire ensuite tant je me trouvais ridicule. J’ai 28 ans, et oui, il m’aura fallu 28 ans pour enfin comprendre que la bienveillance, l’amour de soi ne passe pas par une taille de pantalon, par un chiffre sur la balance, et encore moins par le regard des autres.

body_positivity

Pourtant, mon corps à déjà fait des merveilles par le passé. En premier lieu, je vis grâce à lui, et ça c’est quand même fantastique non? Si mon corps ne me permettait pas de respirer, si mon coeur ne battait pas, si toutes les plus infimes molécules de mon corps n’étaient pas la, je n’existerais pas.

body_positivity-6
Mon corps a donné la vie, et je suis tellement consciente de la chance que j’ai. Aujourd’hui j’ai trois merveilleux enfants qui sont mon soleil, j’ai aussi deux anges, deux étoiles qui veillent sur nous, et même si pendant longtemps j’ai culpabilisé et j’en ai voulu à mon corps de ne pas avoir pu faire son boulot complètement pour ses deux anges, aujourd’hui je n’ai plus de rancoeur.

Mon corps me permets de danser, de jouer, de rire, de pleurer, de serrer les gens que j’aime dans les bras, de marcher dans la nature, de partager un bon repas avec des amis, de faire l’amour, de boire mon thé en écrivant cet article, de faire du yoga, de dire je t’aime, de dire merci, de lire, de chanter, de courir, de m’émerveiller devant un oiseau sur le bord de ma terrasse, de sentir les rayons du soleil sur ma peau, de me réchauffer sous un plaid avec un chocolat chaud, de faire des chatouilles a mes enfants, d’aider mes amis, de contribuer à ce monde, de voir le lever du soleil derrière le clocher de l’église chaque matin, de voir mes enfants s’en émerveiller, de raconter des bêtises pour faire rire, d’avoir pu serrer mon fils dans mes bras avant qu’il ne meurt, d’avoir pu serrer mes enfants dans mes bras un nombre incalculable de fois, de sentir la chaleur de la peau de mon chéri quand il m’enlace, d’éprouver des frissons quand il m’embrasse,  de raconter des histoires le soir à mes enfants, de méditer, de VIVRE, pleinement.

body_positivity-5

J’aurais tellement aimé avoir conscience de tout ça quand mon obésité me faisait pleurer, j’aurais tellement aimé avoir conscience de tout ça quand, malgré ma maigreur, je me détestais et me focalisais uniquement sur mes kilos… mais c’est ainsi, je n’ai pas toujours aimé mon corps, aujourd’hui je lui demande pardon.

Et toi qui me lis, si tu te reconnais un tant soit peu, si toi aussi tu as tendance à regarder ton corps avec mépris, ou avec honte, je te propose un truc: viens, on fait la paix avec notre corps!

body_positivity-3

Credits photo: pinterest